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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 20:45

FOND ordinateur

Juin 02, 2014 18:08

 

Les opposants à la surveillance des autorités de masse sont serrés pour la campagne Juin-5 pour un internet libre et sécurisé, dirigé par certains des plus grands sites du monde. Un massif électronique "Coup de tonnerre" est prévue pour le premier anniversaire des révélations de Snowden.

 

Quelque 200 sites ont rejoint le # ResetTheNet campagne, exhortant les utilisateurs d'Internet, les développeurs et les fournisseurs de contenu à utiliser le logiciel "NSA-résistant", et des outils pour protéger le filet mondial contre la surveillance envahissante de l'État.

 

Les sites, qui varient de pages individuelles de géants de l'Internet comme Reddit, Imgour et Boing Boing, divers groupes de l'homme, dont Amnesty International et Greenpeace seront placer un internet "splash screen" jeudi à l'appui de la campagne.

 

L'écran donnera des conseils sur assurant la confidentialité Web, et tout simplement en soumettant un e-mail sur le site Web de la campagne, les utilisateurs peuvent télécharger un "pack de logiciels gratuits qui font le chiffrement de bout-en-bout facile la vie privée."

 

Dans le même temps, Combat pour l'avenir, qui a lancé le projet, appelle à des partisans de tendre la main à des millions de personnes sur les médias sociaux dans un géant Juin-5 ' Coup de tonnerre ».

 

" Ne demandez pas pour votre vie privée. Reprendre. Aujourd'hui, nous # ResetTheNet d'arrêter l'espionnage de masse. Crypter tout ! Découvrez comment: http://thndr.it/1euOUIl "sera le message affiché simultanément par des milliers d'utilisateurs de médias sociaux dans une livrée Web" coup de tonnerre "qui sera un sac de portée sociale estimée à environ 3,7 millions de personnes, et de comptage.

 

Selon la page du projet, le choix de la date Juin-5 était délibérée. Ce sera un an jour pour jour lorsque les premières révélations de la US National Security Agency de (NSA) sans mandat et de surveillance Web de très grande ampleur ont été publiés par le Guardian.

 

Il s'est rapidement avéré que le rapport était fondé sur des données obtenues à partir de petites fuites employé de la CIA et de la NSA entrepreneur Edward Snowden, qui a quitté Hong Kong pour échapper aux persécutions. Le dénonciateur a finalement été pris au piège dans un aéroport de Moscou, en transit vers l'Amérique du Sud, après les États-Unis a révoqué son passeport. RT largement couvert l'histoire dramatique qui s'est déroulé et a abouti à Snowden recevoir l'asile temporaire en Russie.

 

Le 'Reset the Net »projet vient slap-bang dans le milieu de la campagne en cours pour la neutralité du net sous le hashtag # SaveTheInternet . Pour ceux qui ne connaissent pas encore la question, le dernier épisode de jus Rap Nouvelles résume ingénieusement le tout.

 

http://rt.com/news/163072-reset-net-privacy-nsa/

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:07
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 20:04
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 21:41

Pain--huile.jpg

par Audrey Duperron

30 mai 2014

 

Le nouveau rapport trimestriel sur les prix de l'alimentaire de la Banque Mondiale alerte sur la forte hausse enregistrée sur les prix de ces produits au cours du premier trimestre de cette année pour la première fois depuis qu'ils avaient atteint un pic en août 2012 en raison d'une forte demande émanant de la Chine, de la sécheresse aux États-Unis, et des troubles en Ukraine.

Selon cette institution, les prix des produits alimentaires mondiaux ont augmenté de 4% pour cent au cours de ce trimestre. Cette envolée brutale provient principalement des fortes augmentations des cours mondiaux du blé et du maïs, qui ont gagné respectivement 18% et 12%, et elle survient malgré des prévisions de très bonnes récoltes pour 2014, et une très bonne campagne 2013 qui a permis de constituer des stocks. En conséquence, les prix internationaux de l'alimentaire en avril n'ont été inférieurs à ceux de l'année dernière que de 2%, et ils ne se trouvent plus qu'à 16% en deçà du niveau record qu'ils avaient atteint en août 2012

Mais les inquiétudes concernant la sécheresse aux États-Unis, la forte demande en provenance des pays émergents, notamment de la Chine, et les tensions en Ukraine, le grenier de l'Europe de l'Est, expliquent en grande partie cette flambée des cours. L'Ukraine est le sixième exportateur mondial de blé et sur le marché ukrainien, le cours du blé a gagné 37%, poussé à la hausse par la dépréciation de la hryvnia, la monnaie locale. Mais ce pays est également le troisième plus grand exportateur de maïs, et on assiste à une flambée de 73% des cours de cette denrée sur le marché domestique en raison du retard dans les semailles et de hausses de coûts.

Enfin, d'autres pays qui connaissent des difficultés économiques ou politiques constatent aussi des hausses de prix dans les produits alimentaires : en Argentine, par exemple, les cours du blé ont augmenté de 70% par rapport à l'année dernière, le cours du sucre a gagné 13% et celui de l'huile de soja, 6%

Les Experts s'inquiètent de ce que ce seront une fois de plus les pays les plus pauvres qui seront les plus affectés par ces hausses, ce qui pourrait favoriser la survenance d'émeutes et de troubles sociaux sur les prochains mois. « Nous devrons surveiller attentivement les cours pour nous assurer qu'une nouvelle augmentation n'exerce pas de pression supplémentaire sur les populations les moins favorisées du monde », a déclaré Ana Revenga, vice-présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale en charge du Réseau pour la lutte contre la pauvreté et la gestion économique.

En 2007 et 2008, la forte hausse des cours mondiaux des produits alimentaires avait déclenché des douzaines d'émeutes tout autour du monde y compris à Haïti, au Cameroun et en Inde, rappelle la Banque mondiale. Depuis 2007, 51 émeute liées à des problèmes alimentaires se sont déjà produites dans 37 pays.



 

http://www.express.be/business/fr/economy/la-banque-mondiale-sonne-lalarme-les-cours-mondiaux-des-produits-alimentaires-flambent/205427.htm

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:13
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 17:19

3 Banques représentent et manipulent le prix de l'or (80% du marché): HSBC, CitiBank, JP Morgan.

On estime qu'il y a 90 certificats d'or-papier par once ! (9:31)

Donc, faire confiance en l'or (et son prix) est une absurdité, car, acheter de l'or: n'est pas anonyme ! Ainsi, le jour où ils décident de confiscation... ils sauront où vous trouver !

 
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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 18:41

IzabellaMiko.jpg

 

Lorsqu'une personne a un petit jardin, elle choisit/achète un sachet de graines de tomates, de fleurs, de salades, bref: elle s'attend à retrouver les fruits ou légumes qu'elle veut soient identiques à l'image présentée sur l'emballage. Ainsi, lorsqu'un homme rencontre une belle jeune fille, et que cette dernière lui montre une photo de sa famille, il espère tout au moins qu'elle corresponde à celle en chair et en os à ses côtés. Or, horreur, la déception est parfois plus que grande !

 

- "Whooâh ! C'est... c'est quoi çà ??!!... 'ta mère' !!?... Tu veux dire que... ce monstre est... et çà c'est 'ta grand-mère' !!? Aaarght ! Et lui c'est qui ?... 'ta soeur' ?!! et elle c'est... c'est 'ton frère' ???!!"

 

Donc, dans la famille 'OGM', il se peut très bien que quelques unes se soient évadé de quelques laboratoires de fortunes dignes des 'antres à sorcières' de chez Walt Disney, ou, des 'échappés du bocal' de chez Frankenstein ! Car, de se retrouver le soir avec les acteurs du sketch de la chauve-souris de Jean-Marie Bigard, n'est pas forcément risible pour qui a un peace-maker et dix huit étages par l'escalier dans les chevilles !

 

D'où les questions d'un test préalable afin de ne pas découvrir que la-dite 'belle-rencontre' sur internet ne se solde par justement quelque chose qui ne ressemble en rien avec une femme ni avec un homme aux vues de la charcuterie présentée !

 

Ainsi, la femme 'bio', offrira la surprise de n'être sans aucun vaccin, ni d'avoir fait appel à des médicaments lors de maladies de passage, et de n'avoir consommé jusque là que de l'eau de pluie et quelques miettes absorbées du bout des racines. Donc, même si les antropophages ont toujours préféré les touristes bien grasses nourries aux McDonald à celles qui s'envolent au premier coup de vent suite aux régimes amaigrissants, les désirs canibales pour une bonne cuisse n'échapperont à personne. D'où donc, à tant qu'à faire 'le dernier repas' qu'il fusse à se remplir la panse, plutôt qu'en plus de mourir de faim avec un os dans l'assiette !

 

D'où la consommation à risque que nous vivons chaque jour de n'être satisfait sitôt la boite ouverte. L'exemple-même vient du 'petit écran' où les salades vendues paraissent appaitissantes mais, quand on demande à voir en dehors de cette 'lanterne magique'... qu'est-ce qu'on déguste ! De la speakerine femme-tronc aux effets spéciaux des actualités tout y passe ! Et encore là, je ne parle pas de celles et ceux qui ne peuvent qu'être cantonnés à faire de la radio jusqu'aux refusés d'écrire dans les journaux !!

 

Donc, si demain notre avenir n'est que de consommer des affiches, autant semer des cocottes en papier et d'attendre les oeufs qui pourraient sortir !

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 16:09

 

 

France - Ipsos projection de siège: Front National 23-25 sièges, UMP 18-21, Parti socialiste 13, UDI / MoDem 6-8. # EP2014 pic.twitter.com/Md0BX39jFS

 

Election.JPG

https://twitter.com/OpenEurope/status/470631926102249473/photo/1

 

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 14:30

Francis JOURNOT

 

En moins de quarante ans, le nombre de demandeurs d’emploi serait passé, selon des études, de 1 million à plus de 9 millions. Ainsi, aujourd’hui dans le secteur privé, la probabilité moyenne pour un travailleur, d’être confronté au chômage ou au sous-emploi, approcherait 40%.

  

10 % DE CHÔMEURS, 30 ANS DE MYSTIFICATION

  

Dés 1974, le taux de chômage a entamé son ascension pour atteindre fin 1985, un niveau, qui, si l’on en croit les chiffres égrenés par les gouvernements successifs, se serait, au fil des années, le plus souvent maintenu autour de 10 %.

  

Mais il est permis de douter de la pertinence de la méthode. En effet, la définition du chômeur au sens du Bureau International du Travail (BIT) ne comptabilise que les inscrits n’ayant aucune activité. En France, ce groupe qui représenterait 3.3 millions de personnes, est répertorié en catégorie A de Pole Emploi. Le taux ainsi calculé, ne serait jamais descendu au dessous de 7.7 % (2001) mais n’aurait en revanche, jamais excédé 10.8 % (1993) ou 10.9 % (1997) de la population active.

  

Un taux de 10 % avec une probabilité moyenne de 9 chances sur dix de trouver un emploi, ne serait pas si inquiétant et chacun d’entre-nous aurait sa chance, si toutefois, ce taux, calculé selon la méthode du BIT, exprimait la réalité de la situation. Mais, depuis la deuxième moitié des années soixante-dix, le nombre de demandeurs d’emploi serait, selon des études, passé de 1 million à maintenant 9.5 millions.

  

DÉNI DE RÉALITÉ

  

En 1993, le nombre de chômeurs franchissait le seuil historique des 3 millions. Mais deux décennies plus tard, la France compterait toujours, selon les chiffres officiels, environ 3 millions de chômeurs (3.349 300 en mars 2014) parmi 6 millions d’inscrits. Mais deux études, l’une publiée sur le Parisien/aujourd’hui, « Le chiffre noir des chômeurs invisibles »et l’autre sur FR3, « Les vrais chiffres du chômage » révélaient en décembre 2012 que la France pourrait compter 9.2 ou 9 millions de demandeurs d’emploi. Et si l’on répercute la hausse du nombre de demandeurs d’emploi durant les seize derniers mois dont celle de 5.7 % en 2013 selon l’INSEE, le nombre pourrait maintenant dépasser 9.5 millions.

  

Il convient, afin d’obtenir un taux significatif du chômage, de dissocier secteur privé et public. En effet, les agents bénéficient généralement d’un travail pérenne et ne sont que plus rarement confrontés à ce fléau. De plus, le taux ainsi exprimé interpelle sur la difficulté effective de trouver un emploi.

  

La population active totale compte aujourd’hui 29.8 millions de travailleurs dont 5.5 millions d’agents de la fonction publique d’État, territoriale et hospitalière. Le secteur privé dénombrerait 24.3 millions de travailleurs dont 9.5 millions de demandeurs d’emplois. Soit une probabilité d’être touché à des degrés divers par le chômage qui atteindrait 39 % dans le secteur privé.

  

CHÔMAGE PLUS STRUCTUREL QUE CONJONCTUREL

  

Depuis quarante années, les gouvernements ont préconisé une autre économie, mais n’ont guère proposé, par manque de clairvoyance, par incompétence ou par subordination au dogme néolibéral du libre échange, de solution à un chômage grandissant qui promettait d’atteindre des sommets quelques années plus tard. Ainsi, les fermetures d’usines ont participé à l’apparition d’un chômage structurel, qui, depuis cette époque, n’a jamais cessé de grossir. Il est à craindre maintenant, qu’aucune amélioration conjoncturelle, quelque soit le niveau de croissance, ne permette de le résorber.

  

Par ailleurs, l’inadéquation ou la carence d’offres d’emploi, compromet ou interdit l’accès au travail d’une importante population devenue inemployable. Le nombre de salariés du secteur privé en emploi à temps plein et en activité, ne compterait aujourd’hui, sur une population totale de 66 millions d’habitants, que 15 millions de salariés dont plus d’1 million employé par des organismes privés assurant des missions de services publics, des organismes divers d’administration centrale, des associations, commissions, etc., généralement financés par l’argent public.

  

Lors de la désindustrialisation entamée dés le début des années soixante-dix, la France, encore en plein emploi, comptait prés de 22 millions d’actifs dont 2.1 millions de fonctionnaires pour une population totale de 50 millions d’habitants. Aujourd’hui, le taux de salariés français au regard de la population totale, compte parmi les plus faibles des pays industrialisés.

  

L’économie française n’est plus cohérente. Notre pays n’a guère le choix et doit recréer 1 à 2 millions d’emplois industriels, susceptibles de générer plusieurs autres millions d’emplois indirects et induits. En modifiant les modes de gestion et les processus de production, il serait économiquement viable de produire à nouveau en France, une part importante des biens que nous consommons. Une relance massive de l’industrie manufacturière pourrait constituer l’un des rares moyens de combattre ce déséquilibre structurel et de recréer un environnement qui offrirait plus de compatibilité entre offre d’emploi et demande. Cela procurerait un nombre important de postes à des personnels peu diplômés et peu ou moyennement qualifiés, premières victimes du chômage, mais aussi beaucoup d’emplois très qualifiés. A terme, l’augmentation du nombre de cotisants, préserverait les régimes de protection sociale, diminuerait les déficits publics et permettrait de réduire les charges salariales et patronales.

  

Mais, bien que l’industrie française ait payé un lourd tribut à l’Europe et à la mondialisation, la Commission Européenne s’opposerait à la relance de l’industrie manufacturière et arguerait que des aides sectorielles seraient susceptibles d’affecter les échanges entre les états membres. S’opposer aux décisions et à la politique européenne, envisager une sortie de l’Euro et de l’UE ou accepter un chômage de masse, le débat interdit devra avoir lieu.

  

UN TAUX DE CHÔMAGE CONFORME AUX RECOMMANDATIONS DE LA BCE

  

L’organisme de coopération et de développement économique (OCDE) et la Banque centrale Européenne (BCE) publient chaque année un indice établissant un lien entre taux de chômage et inflation. Celui-ci, le « non accelerating inflation rate of unenployement » ou NAIRU, indique à chaque pays développé, le taux de chômage minimum nécessaire à la stabilisation de l’inflation.

  

Selon ce postulat, une baisse du chômage pourrait faire augmenter les salaires, donc les coûts de production, puis les prix de vente. L’augmentation des salaires pourrait faire croître la demande et ainsi impacter les prix de vente. Ces deux facteurs, augmentation des coûts et de la demande, seraient générateurs d’inflation et de dépréciation des capitaux. Cependant, si l’on considère que la plupart de nos biens de consommation ne sont plus produits en France, la théorie perd de sa cohérence.

 

Quelle que soit la gravité de la situation économique au moment des estimations et quel que soit le niveau de chômage structurel ou conjoncturel, le taux, entre 1985 et 2014, a le plus souvent été proche de 9 %.

 

Pour exemples, en 1985, la France redécouvrait la misère. Coluche lançait « Les restos du cœur » et 30 ans après l’hiver 54, l’Abbé Pierre créait Emmaüs France et la Banque alimentaire. Le thème des SDF s’invitait dans l’actualité et choquait la France. Le taux de chômage, selon le gouvernement dirigé par Laurent Fabius, sous la présidence de François Mitterrand, approchait 10 % au 4eme trimestre et le nombre de chômeurs franchissait la barre des 2.5 millions. L’OCDE avait préconisé un taux de 9 %.

 

En 1995 et 1996, sous la présidence de Jacques Chirac, notre pays comptait 3 millions de chômeurs depuis 1993 et déjà 1 million de rmistes. En septembre 1995, le premier ministre Alain Juppé s’engageait auprès de Bruxelles à ramener en 2 ans le déficit public à 3 % du PIB. En décembre, prés de 2 millions de français descendaient dans la rue pour protester contre son plan d’austérité. Soucieux de respecter la limite de déficit imposée par le traité de Maastricht, il s’empressait de brader une part de l’industrie française pour renflouer les caisses. La privatisation du joyau Pechiney (aluminium) faisait un flop et ne rapportait que 3.8 milliards de francs à l’État et Usinor-Sacilor, n’était vendu que 10 milliards. Puis Alain Juppé cédait en 1996 la 1ere compagnie maritime française pour seulement 20 millions de francs après que l’état ait injecté 1.2 milliard de francs. Le premier ministre tentait en vain, la même année, de vendre au Sud-Coréen Daewoo, pour 1 franc symbolique, le fleuron technologique national Thomson après une recapitalisation de l’état à hauteur de 11 milliards de francs.

 

Entre 1995 et 1996, le taux de chômage oscillait entre 10.2 et 10.7 % et flirtait avec le taux estimé de l’OCDE de 10.3 %.

 

Aujourd’hui le chômage atteint un sommet inégalé et l’OCDE continue d’indiquer des taux semblables : 9.2 % pour 2013, 2014 et 2015.

 

L’écart peu élevé durant trois décennies entre le taux de chômage moyen de 10 % selon la norme du Bureau International du Travail (BIT) et celui de 9 % déterminé par l’OCDE, pose questions : une volonté affichée d’éradiquer le chômage est-elle compatible avec le respect des recommandations de cet organisme ?, les représentants des gouvernements, qui depuis 35 ans, affirment lors de discours enflammés, que la lutte contre le chômage constitue une priorité et une cause nationale, sont-ils sincères ?

 

Par ailleurs, il est assez peu probable que l’OCDE, la BCE et le FMI ignorent la réalité du chômage. Ceux-ci, ont certainement conscience, que le taux de 9 ou 10 % de chômage, selon la norme du BIT, peu éloigné du taux moyen qu’ils préconisent, masque un chiffre de plus 9 millions de demandeurs d’emploi. Pourtant, à travers leurs recommandations, ils demandent implicitement à l’État Français de s’abstenir de mettre en place des politiques efficiences pour l’emploi. Ainsi, l’absence de relance de l’industrie manufacturière contribue à maintenir plus ou moins au chômage, une part importante de la population active. Peut-être faut-il voir là, l’une des raisons de la désindustrialisation de la France.

 

Deux prix Nobel d’économie dénonçaient déjà au début des années deux-mille, l’inefficacité de cet indicateur dont Joseph Stiglitz, « cet indice n’est plus pertinent pour déterminer le lien entre chômage et inflation »,« la foi en ce lien a pour effet d’empêcher les gouvernements de mettre en œuvre des politiques qui réduiraient le chômage » et Franco Modigliani, qui fut, au milieu des années soixante-dix, l’un des deux créateurs du NAIRU, « le chômage est principalement le résultat de politiques macroéconomiques erronées inspirées par une crainte obsessionnelle de l’inflation et une attitude considérant le chômage comme quantité négligeable »

 

4 DÉCENNIES DE DÉSINDUSTRIALISATION

 

Le chiffre de 1 million de demandeurs d’emploi atteint en 1977, représentait un taux de chômage de 4.3 % de la population active. On estime généralement que ce niveau s’apparente au plein emploi. Mais la désindustrialisation et la délocalisation de l’industrie manufacturière dés le début des années soixante-dix, menées de concert par gouvernements et groupe industriels, ont fait bondir le taux de chômage quelques années plus tard. Le premier choc pétrolier de 1973 et la constante et importante augmentation de la population active, notamment due à l’incidence de l’évolution démographique, ont accentué cette tendance.

 

Le discours politique promettait déjà de lutter contre le chômage et prédisait une mutation vers une nouvelle ère qui générerait les emplois de demain. L’antienne néolibérale d’une nouvelle France qui remplacerait l’industrie manufacturière des biens de consommation par une nouvelle industrie aux contours flous et incertains, mais s’appuyant sur l’innovation, les R&D, l’énergie, la formation, les nouvelles technologies et autres produits à haute valeur ajoutée, était, et demeure récurrente.

 

Après quatre décennies de politique économique néolibérale européiste et mondialiste, le bilan est amer : des générations entières de français ont subi de graves difficultés d’emploi tout au long de leurs vies professionnelles et des millions de travailleurs, moins qualifiés, moins jeunes ou demeurant dans des régions sinistrées, ont connu des vies de misère, alternant petits boulots, emplois temporaires et minimas sociaux.

 

Aujourd’hui, bon nombre de leurs enfants ont hérité de cette précarité. La paupérisation semble maintenant s’être définitivement installée dans de nombreux territoires entièrement dévastés et économiquement exsangues. La délocalisation n’épargne aucun secteur : produits de transition énergétique, hautes technologies, automobile, électroménager, industrie pharmaceutique, luxe, hélicoptères et avions Airbus ou Dassault, TGV, énergie et centrales nucléaires, R&D, services etc. Les transferts de technologies de nos derniers fleurons, l’absence d’aide à l’industrie manufacturière traditionnelle et la vente à nos concurrents, des dernières usines et de leurs savoir-faire, pourraient bientôt, si la France ne change pas fondamentalement sa politique économique, venir à bout de ce qu’il reste de l’industrie et de la population ouvrière mais ainsi condamner définitivement notre pays au chômage de masse et à la régression sociale.

 

Francis JOURNOT

Associations à but non lucratif et sans appartenance politique

www.vetements-made-in-france.com,

www.rendez-nous-notre-industrie.com ,

www.international-convention-for-minimum-wage.org

 

 

http://www.legrandsoir.info/40-de-chomage-dans-le-secteur-prive.html

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 21:25

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