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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 14:58

 

Gaz-shiste.jpg

 Martin Croteau
La Presse

 

(Ottawa) L'exploitation du gaz de schiste ne sera pas acceptée par la population tant que la science n'aura pas dissipé les doutes quant à ses effets sur la santé et l'environnement, prévient une étude commandée par le gouvernement Harper.

 

À la demande de l'ancien ministre de l'Environnement, Peter Kent, le Conseil des académies canadiennes s'est penché sur l'impact de l'extraction par fracturation hydraulique. Son rapport final, publié hier matin, conclut que les effets de cette technique sont, somme toute, méconnus.

 

Ses auteurs appellent les autorités à mieux surveiller cette industrie.

«Les affirmations de l'industrie concernant ses prouesses technologiques ou les affirmations du gouvernement selon lesquelles les effets environnementaux sont acceptables ne seront pas suffisantes pour obtenir l'acceptation du public, peut-on lire dans le document. Pour ce faire, il faudra assurer une surveillance transparente et crédible des incidences environnementales.»

John Molson, professeur de géologie à l'Université Laval, est l'un des 14 auteurs de l'étude. Il note que l'ampleur de la pollution causée par les fuites de liquides et de gaz autour des puits de forage reste inconnue. Des craintes qui s'appliquent aussi à l'extraction du pétrole de schiste, par exemple dans l'île d'Anticosti.

«Certaines conclusions s'appliquent également à l'extraction du pétrole de schiste comme à l'île d'Anticosti, a observé M. Molson. Ce sont les mêmes problématiques: les risques de fuite le long du coffrage.»

Selon le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, le rapport prouve que Québec a bien fait de décréter un moratoire sur le gaz de schiste.

«Beaucoup de conclusions viennent confirmer les craintes qui ont été évoquées à plusieurs reprises par les scientifiques, les citoyens et les groupes environnementaux sur les impacts du développement de cette filière», dit-il.

 

Patate chaude

 

L'étude du Conseil a été accueillie comme une patate chaude par le gouvernement Harper. Au bureau du ministre des Ressources naturelles, Greg Rickford, on a dirigé La Presse vers la ministre de l'Environnement, Leona Aglukkaq. Le porte-parole de la ministre, Ted Laking, n'a donné aucune suite à notre demande de commentaire.

Questionné aux Communes, le secrétaire parlementaire de Mme Aglukkaq, Colin Carrie, a fait fi des mises en garde du rapport, soulignant qu'aucun cas de contamination n'avait été signalé en 20 ans dans l'Ouest canadien.

La députée du NPD Megan Leslie a tourné en ridicule la réponse du gouvernement. Bien qu'elle reconnaisse que l'extraction des ressources naturelles est une responsabilité provinciale, elle juge que le fédéral doit financer la recherche sur les impacts de cette industrie controversée.

-----------------

LES RISQUES

 

Les six principaux risques de l'extraction du gaz de schiste, selon le Conseil des académies canadiennes.

 

EAU

 

Les coffrages d'acier et de béton qui entourent les puits de gaz de schiste ne sont pas toujours étanches. Le liquide de fracturation, qui contient plusieurs produits chimiques, risque de contaminer les eaux souterraines. Il n'existe aucun réseau de surveillance méthodique pour assurer l'intégrité des puits. Des déversements accidentels peuvent aussi contaminer l'eau à la surface. L'élimination des eaux usées préoccupe aussi les experts.

 

GES

 

Le problème d'étanchéité des coffrages entraîne un relâchement de méthane dans l'atmosphère. Les scientifiques ne s'entendent pas sur l'ampleur de ces «émissions fugitives» de GES. «Si on tient compte du cycle de vie, le puits, l'extraction, le transport et les fuites, ça change les chiffres, indique le professeur John Molson, de l'Université Laval. Ce n'est pas évident que le gaz de schiste aura moins d'effet sur les changements climatiques.»

 

TERRITOIRE

 

La multiplication des puits d'extraction du gaz de schiste a des effets importants sur la manière dont le territoire est occupé. Il faut bâtir des routes, des stations de compression et des pipelines pour desservir les puits. Tout cela entraîne la déforestation, la destruction de l'habitat de certaines espèces et peut entraîner des frictions avec le monde agricole.

 

SANTÉ HUMAINE

 

L'industrie va certes créer des emplois là où elle s'établit, mais ses effets sur la qualité de l'eau et de l'air peuvent nuire à la santé humaine. «Des répercussions psychosociales sur les individus et les collectivités ont été signalées en rapport avec des facteurs de stress physiques comme le bruit et avec une perception selon laquelle l'industrie et le gouvernement ne sont pas dignes de confiance», indique le rapport.

 

POLLUTION DE L'AIR

 

La machinerie utilisée par l'industrie a un effet sur la qualité de l'air. Les émissions des moteurs diesel, de l'essence et les composés organiques volatils comme le benzène sont rejetés dans l'atmosphère. À plus grande échelle, le principal problème concerne la production d'ozone, qui peut affecter la qualité de l'air.

 

TREMBLEMENTS DE TERRE

 

 

Les experts conviennent que le processus d'extraction du gaz de schiste n'entraîne pas un risque important de secousses sismiques. La plupart des secousses qui ont été ressenties par le public étaient causées par l'injection des eaux usées dans le sous-sol et non par le processus de fracturation comme tel. Les experts considèrent qu'une surveillance accrue pendant les opérations permettra de réduire le risque encore davantage.

 

http://www.lapresse.ca/environnement/dossiers/gaz-de-schiste/201405/01/01-4762854-rapport-alarmant-sur-lextraction-du-gaz-de-schiste.php

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Published by Le blogue terrestre (c extra !)
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Le blogue terrestre (c extra !) 03/05/2014 15:20

Témoignage d’un foreur travaillant sur les puits de gaz de houille

Publié: 26 avril 2014

[Ce témoignage a été recueilli dans l’État du Queensland au Nord-Est de l’Autralie, bordé par la mer de corail. Cet article a été publié en anglais sur un site Internet australien le 22 avril 2014.
Il en a été retiré au bout de quelques heures. Suite à des pressions ? Nous conservons l'anonymat de l'auteur et du site source - mais lisez donc !]

J’ai contacté le groupe de soutien communautaire (Gasfield Community Support group)[1] après avoir entendu L. S.[2] dire sur la radio qu’aucun travailleur dans l’industrie du gaz de houille n’était
tombé malade et que les analyses indiquaient que la qualité de l’air et de l’eau était bonne.
J’ai commencé dans l’industrie en 2008, et j’ai travaillé pendant 3 ans et demi sur une tour de forage mobile. Au début, j’étais employé par Forages M[3], société qui a ensuite été reprise par A.
J’ai travaillé d’abord comme assistant avant de passer à foreur principal adjoint. L’une des tâches consistait à mélanger les produits chimiques dans la fosse à boue avant le pompage vers la
colonne de forage. Différents polymères étaient utilisés. On injectait la boue, composée d’eau salée, de Chlorure de potassium (KCl) et d’un polymère (le JK261) comme lubrifiant de la colonne de
forage. En moyenne, s’il n’y avait pas de pertes, vous deviez utiliser 12 tonnes de chlorure de potassium et 15 palettes (720 bidons / 10800 kg) de polymère pour maintenir la viscosité et lubrifier
la tête de forage. Les polymères étaient envoyés dans la fosse par l’intermédiaire d’une trémie. Les polymères devaient être pulvérisés dans la trémie et nous revenaient en pleine figure, dans les
yeux; nous respirions cela constamment. Cela pouvait durer des heures de suite. Nous portions des masques, quelquefois de sécurité (à filtre), sinon de simples masques en papier.
Les masques étaient également nécessaires lors du mélange du ciment pour la fabrication du tubage (casing) lorsqu’Halliburton ne venait pas et que nous avions à faire le boulot nous-mêmes.

Lors de la foration au travers des couches très perméables du Permien ou du Jurassique, parfois, les boues de forage disparaissaient. Il pouvait s’agir d’énormes pertes de boue. Nous prenions des
échantillons de carottage lorsque l’opérateur nous le demandait. En fait nous prenions des échantillons sur chaque puits de forage, habituellement à environ 600 mètres de profondeur. 80% du temps,
ça se passait bien, le retour était correct. Mais dans 20% des cas, en particulier à Fairview, à l’Est d’Injune, on ne pouvait pas arrêter les pertes.

On pouvait utiliser environ 20 tonnes de KCl (un semi-remorque complet) avec de l’eau. Il y avait 50 000 litres d’eau dans chacune des trois fosses. Sur une plateforme de forage, lors d’un quart de
12 heures, nous utilisions 27 tonnes de KCl avec 100 000 litres d’eau et d’autres produits chimiques. Pour l’équipe de quart suivante, c’était la même chose, et ça pouvait durer des jours à faire
exactement la même chose, jusqu’à ce que les pertes soient stoppées.. Ils utilisaient des solutions de KCl, et de polymères JK261 et CR650 à très forte concentration. Le KCl servait à lutter contre
les remontées de gaz. Pour lutter contre les fuites ils utilisaient un « bouche trou » composé de papier d’aluminium et de sciure grossière, pour essayer de remplir le trou et de le boucher.

Ils essayaient de stopper la perte et de colmater le trou. Pour cela ils utilisaient peut-être 10 produits chimiques différents en plus de la bentonite, ils continuaient les injections, essayant de
combler les pertes. Si les boues disparaissaient le gaz pouvait remonter ; ils essayaient de le bloquer par différents moyens et continuaient d’injecter la boue dans la colonne de forage pour
colmater le trou. Ils essayaient d’empêcher les remontées de gaz. Ils avaient la trouille des remontées de gaz et du risque d’explosion; c’était une phase très dangereuse et ça arrivait souvent
(peut-être 20% du temps).

Dans le bassin sud de Gunnedah Coonabarrabin, ils ont foré un trou et touché la nappe phréatique. L’eau douce coulait hors du trou, diluant la teneur en sel. Ils ont du faire venir des camions pour
évacuer l’eau plus loin; ils ont installé le tubage et essayé de le sceller avec du ciment. Il y avait de sacrés problèmes dans le bassin de Gunnedah parce que les aquifères étaient proches de la
surface, ils ont dû passer à travers les aquifères et continuer à forer pour accéder à la veine de charbon. Une fois c’est une tête de forage qui s’est coincée dans un trou. Ils ont amené une
substance noire dans un conteneur de 1000 litres. Ils appelaient ce produit "pipe free" (conduite libre). Je ne sais pas comment cela a fonctionné. Je pense qu’ils ont pompé vers le bas de la
colonne de forage pour essayer de libérer et récupérer ce matériel qui coûte une fortune. Ca puait à mort ! Ca sentait mauvais et c’était dangereux: on nous a dit de ne surtout pas en mettre sur
notre peau. C’est arrivé lors d’un forage à Fairview près d’Injune. C’est arrivé à peu près lors d’un forage sur cinq. Mais avec un peu de patience ils pouvaient récupérer le matériel avec cette
méthode. Quand l’outil cassait il fallait essayer de le « repêcher » puis cimenter le trou, se déplacer de quelques mètres, pour recommencer un nouveau forage. (Çà s’est passé environ trois fois
quand j’étais là, mais il y a qu’une seule fois où ils ont utilisé ce déboucheur "pipe free") Pour eux la perte de matériel de forage dans le puits est un grand problème et de plus très coûteux. La
société W. faisait les enregistrements (logging). Ils utilisaient du matériel radioactif. J’ai entendu dire qu’ils avaient perdu des outils dans le puits, mais pas à l’époque où j’étais là.

(suite en dessous:)

Le blogue terrestre (c extra !) 03/05/2014 15:18

Parfois il y avait des problèmes avec le bouchon terminal, des bulles de gaz traversant le ciment sans qu’ils puissent les arrêter. Les bulles sortaient de l’eau qui se trouvait au-dessus du ciment
dans la cavité. Je l’ai vu trois ou quatre fois. A Fairview, il y avait tellement de forages qu’on aurait dit un porc-épic. Les forages pouvaient être espacés de 150 mètres par moment. En d’autres
endroits la distance entre les puits était de plusieurs kilomètres. Maintenant, il y a plein de puits en production là-bas.
J’ai commencé à tomber malade, avec des saignements de nez sur une base régulière en 2011. Avant ça, je n’avais jamais eu un saignement de nez de ma vie. Mon horaire de travail était dehors pendant
18 jours, à la maison pour 9 jours avec deux jours de voyage. (Je suis un agriculteur en bio, totalement autonome et à l’énergie solaire, et j’étais en train de me préparer aussi pour mes vieux
jours. Je travaillais là-bas pour l’argent. J’étais prudent et je la fermais – j’avais déjà perdu un emploi après avoir dit ce que je pensais). J’allais mieux lorsque j’étais à la maison et pendant
les jours de congé; Quand j’y retournais (au boulot), il y avait encore du sang qui coulait de mon nez. J’avais des saignements de nez dans la douche.
On a arrêté le boulot plus tôt que prévu à la fin de 2011, en raison du temps humide. Je toussais et ne je pouvais vider mes poumons. Je suis allé chez le médecin fin Novembre / début Décembre. Il
a écouté à mes poumons et m’a envoyé faire une radio pulmonaire.

J’ai eu un terrible sentiment d’angoisse et je me sentais très mal. L’angoisse était là toute la journée à partir de la minute où je me réveillais jusqu’au soir en me couchant. On m’a également
envoyé faire un scanner pour trouver que j’avais un emphysème modéré. Pourtant je n’avais fumé qu’une paire d’années à 19/20 ans et pas depuis. J’ai regardé l’Internet et vu le Dr R. près de
Wesley. J’ai fait des tests pendant six heures et eu une biopsie au poumon. On m’a dit que j’avais une inflammation, une infection du poumon, la bronchite. Je voulais une compensation, et
j’insistais pour faire reconnaître cette affection comme maladie professionnelle. Le Dr R. ne pouvait s’engager fermement sur l’origine du mal. J’ai eu des indemnités de maladie pour quelques mois
– j’ai été arrêté pendant quelques mois puis ils m’ont dit que j’étais apte à retourner travailler. Je ne voulais pas retourner mélanger des produits chimiques; ils m’ont dit qu’il n’y avait rien
d’autre pour moi – je n’ai rien obtenu. Ils s’en sont lavé les mains.

Maintenant, je suis de retour à la ferme. Je ne tousse plus toujours autant, mais je n’ai pas récupéré 100% de ma capacité pulmonaire. J’ai de la toux, des glaires et une perte de fonction
pulmonaire. Quand je travaillais sur les plates-formes, j’avais des spasmes dans les mains. Quand j’attrapais une clé Stillson pour serrer un joint de forage, en essayant de la déposer je
n’arrivais pas à ouvrir ma main. Je devais utiliser l’autre main pour ouvrir les doigts.

Il y avait de la graisse au plomb, de la graisse très épaisse, utilisée sur les joints de forage. Il y avait également une graisse à base de zinc appelée ZN50. Les jeunes gens avec qui je
travaillais ici s’en mettait partout. Elle est cancérigène.

Ils en passaient un seau de 20 kg tous les 10 jours. Un autre foreur, âgé de 27 ans, avait la peau dans un sale état. Ca avait l’air d’une dermatite. Il avait l’épiderme rouge autour des yeux et
des cheveux. Il allait mieux à chaque fois qu’il revenait de ses périodes de repos. Nous avons perdu le contact.

Avec la baisse de l’activité industrielle beaucoup de gens n’ont pas de travail. Il s’agissait d’une plate-forme fonctionnant 24 heures sur 24 avec des rotations de 12 heures et des équipes de 4 :
un foreur qualifié, deux ouvriers qualifiés et un ouvrier non qualifié (« offsider ») . Il y avait toujours une équipe au repos. A part les gens avec qui vous travailliez, vous ne connaissiez
personne.

Il y avait de grands camps. Nous vivions dans des camps ou des chambres d’hôtel, jusqu’à 80% du temps dans des camps.
Les gens se sont plaints de l’eau à mainte reprise. Le camion n’avait tout simplement pas l’air hygiénique. L’eau était stockée à côté de la fosse septique qui a débordé à plusieurs reprises. Les
gens avaient des maux de ventre. Je ne suis pas sûr que l’eau de boisson était de l’eau puisée par forage. A cause de plaintes, deux ou trois fois, l’opérateur est allé chercher l’eau potable plus
loin.

(suite en dessous:)

Le blogue terrestre (c extra !) 03/05/2014 15:16

L’eau dans les bassins de décantation était recyclée pour le prochain forage. Les déblais de forage retournaient dans les fosses. Dans le bassin Gunnedah ils ont commencé à garnir les fosses avec
de grandes bâches en plastique. Ils n’ont pas fait la même chose dans la région de Queensland. Il y avait des centaines de tonnes de déblais. C’était un vrai problème. Je ne sais pas ce qui a
finalement été fait de ces fosses. Ni du plastique. Ni des déblais.
Quand nous étions là-bas, s’il y avait 10 cm de pluie, de l’eau saumâtre commençait à déborder des bassins de rétention.

S’ils savaient que la pluie venait, ils essayaient de pomper les boues dehors et de les balancer ailleurs.
La compagnie a planté des espèces fourragères, et non des espèces végétales indigènes australiennes.Je pense qu’ils les ont plantés pour se débarrasser de l’eau issue des veines de charbon en
l’utilisant pour l’irrigation. La compagnie en a planté peut-être 4000 ha. C’est alors devenu un problème. Des graines ont été emportées et poussent sur le bord des routes et des voies navigables.
Cette espèce est devenue un vrai ravageur.

L’activité industrielle a décollé très rapidement; passant d’une industrie australienne contrôlée avec une poignée d’entreprises et de tours de forage australiennes, à une multitude de forages
opérés par des sociétés venant du Canada, du Mexique et d’ailleurs. Quel que soit les contrôles dont ils faisaient l’objet dans le passé, ceux-ci semblent avoir disparu d’un coup.

Quand je travaillais dans le bassin Gunnedah, il y avait beaucoup de protestations de la part des gens du coin, il fallait passer à travers des barrages routiers. Il y avait aussi des concessions
de mines de charbon à ciel ouvert qui autorisaient les acheteurs étrangers (en particulier les Chinois) à acquérir des terrains. Les agriculteurs n’appréciaient pas ça. En raison des protestations,
l’industrie a du améliorer son image et il y a eu plus de contrôles que dans la région de Queensland. Les problèmes avec les agriculteurs dans le Queensland occidental étaient moins importants. Il
y avait bien un puits par propriété et disons jusqu’à 10 puits sur les grandes propriétés. La compagnie construisait un grand aéroport. Je n’ai pas vu de protestation de la part des agriculteurs
dans le Queensland. Ce n’était pas un problème sur les grandes propriétés. Et puis la compagnie elle-même était propriétaire de grandes surfaces.

La vallée de l’Arcadie, au nord d’Injune est un pays vierge, magique et de grande importance pour les autochtones aborigènes. Il s’agit d’une vallée du Rift, avec d’énormes escarpements et des
grottes. Elle n’aurait pas du être touché, elle devrait être patrimoine classé.
La compagnie avait une plate-forme dans la vallée de l’Arcadie et qui a perturbé les sites sacrés aborigènes. Il y avait peut-être six forages. Il n’y avait ni plus ni moins de soins pris qu’à
Fairview. Pour moi, c’est une véritable honte.

Le gaspillage était immense. En un quart de 12 heures, 2000 litres de gas-oil étaient utilisés, seulement pour une plate-forme d’exploration. (Pour un puits de production pour extraire le gaz du
sous-sol, la consommation de carburant serait astronomique.)

En plus du forage, il y avait des climatiseurs et des générateurs qui fonctionnaient tout le temps. Il y avait des centaines de plates-formes dans la région. Il y avait des déversements et des
fuites de gas-oil.
Et puis d’autres déchets, des poubelles industrielles remplies de fûts en plastique vidées deux fois par semaine; Il y avait aussi un énorme gaspillage de nourriture.

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[1] Le Groupe de soutien communautaire a été mis en place pour les résidents qui vivent dans des zones de gisement de gaz, qui se sentent en détresse ou inquiets face à l’industrie d’extraction de
gaz de couche, qui ont du mal à traiter avec les sociétés impliquées dans d’extraction de gaz de couche, qui subissent les impacts depuis l’arrivée de l’extraction de gaz de couche sur leurs
terres. De nombreux membres sont victimes de problèmes de santé depuis le lancement de l’extraction du gaz de couche dans la région. http://westerndowns.group-action.com/about-2/

[2] Le nom des personnes n’est pas publié. Le fait qu’il l’ait été dans le texte original est peut-être la cause du retrait de l’article du site Internet australien.

[3] Le nom des sociétés n’est pas publié. Le fait qu’il l’ait été dans le texte original est peut-être la cause du retrait de l’article du site Internet australien.

http://stopgazdeschiste.org/

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